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Upro-G Challenge

Statue du saint-patron d’un lieu de culte

Challenge Upro-G, semaine 19

#projet52uprog

Le saint patron, c’est Saint-Pierre. Le lieu de culte, c’est l’église de la commune du Boupère en Vendée. C’est de là que je viens.

Statue de Saint-Pierre, saint patron de l’église du Boupère (Vendée)

Cette église, elle est emblématique du bourg. Vous savez, elle fait partie de ces choses dont on a tellement l’habitude qu’on ne les voit plus.

La thématique du saint patron a été l’occasion pour moi de revisiter l’église de mon village de façon plus poussée, plus intéressée, plus attentive. Je suis donc allée la revoir, avec un œil nouveau, plus curieux. J’ai pris le temps de la regarder, d’en faire le tour extérieur (je me suis aperçue que je ne l’avais jamais vraiment fait), d’en explorer l’intérieur.

Pour la situer dans le temps, voici quelques dates (c’est mon côté historienne). La construction s’est déroulée en trois temps :

  • A la fin du XIIe siècle, on construire l’église d’origine. Elle est en forme de croix latine, et dotée d’un chœur à chevet plat.
  • A la fin du XVe siècle, l’élargissement sud de l’église est réalisé, et ce en même temps que la reconstruction de la façade occidentale.
  • Au XIXe siècle, un second transept au nord est construit. Le chœur est reconstruit. Nous sommes dans les années 1867-1868. Puis entre 1889 et 1891, le second transept nord et le clocher actuel sont érigés.

Je vous mets un petit plan, histoire de s’y retrouver (source : dépliant rédigé par les services de la mairie du Boupère).

Plan des différentes étapes de construction de l’église depuis le XIIe siècle

Une des particularités de cette église est qu’elle est fortifiée, comme un château-fort. Elle possède des archères et des canonnières, des mâchicoulis, un chemin de ronde couvert (juché à 15 mètres de hauteur), des créneaux, deux guérites sur sa façade, des contreforts. Ces fortifications ont été apportées à l’édifice durant la Guerre de Cent Ans (1337-1453).

Je vous mets aussi quelques photos extérieures de l’église.

Avis aux curieux, aux touristes, aux habitants du coin, si vous souhaitez venir la visiter, elle est ouverte tous les jours, en entrée libre (sauf en cas d’office religieux). Et si vous souhaitez avoir plus amples explications, des visites guidées sont organisées pendant la saison estivale. En basse saison, des audioguides sont à votre disposition au Café des Sports, en bas de la rue (l’occasion de boire un petit café et de causer).

L’histoire même de l’église du Boupère est elle aussi riche et rythmée. Je vous la raconte dans le prochain post ! Un peu de patience !

Upro-G Challenge

Photo d’un poilu

#projet52uprog

Voici mon arrière-grand-père paternel, Germain Charrier, quelques dizaines d’années après la Première guerre mondiale. Il a été poilu, il est arrivé aux Armées le 07 août 1914. Il a été fait prisonnier le 13 octobre 1914 à Roubaix, et interné au camp de Merseburg, en Allemagne (province de Saxe).

Il est rapatrié le 18 janvier 1919, et rentre au dépôt le 22 mars 1919.

4 ans et demi d’absence. Je n’ai malheureusement pas retrouvé de lettres, d’écrits de sa part. Quand il est parti à la guerre, il avait 22 ans, il n’est pas encore marié, il n’a pas encore d’enfants.

Pépé Germain est décédé le jour de mon premier anniversaire, en 1984. J’ai une seule photographie avec lui, prise peu après ma naissance. Dans ses mains immenses, j’ai l’air minuscule. Je ne sais pas comment expliquer ce ressenti que j’éprouve quand je parle de lui, une sorte de paix, de calme. Mon père me dit qu’il était gentil et patient. N’est-ce que ce qui émane de lui sur ce portrait ?

Aujourd’hui, je cherche à en savoir un peu plus sur ses conditions de vie au sein du camp. D’après les rapports de visite rendus par la Croix-Rouge, les conditions n’étaient pas exécrables (nourriture suffisante, installation de douches, disparition de la vermine). Seul le manque de pain quotidien est noté. Mais ce que je veux savoir, c’est le reste : est-ce qu’il travaillait ? Si oui, où ? Que faisait-il ? Toutes ces questions sont en cours de creusement, elles feront l’objet d’un prochain billet !

Upro-G Challenge

Microfilm

#projet52uprog

La vie d’un bagnard, à travers un microfilm…

De nombreux documents d’archives ont été microfilmés avant d’être numérisés. C’est le cas pour l’état civil, travail effectué par les Mormons, tout au long du XXe siècle. Ce travail a commencé dans les années 1960 pour la France. L’église mormone a signé un accord avec le Ministère de la Culture afin de mener ce travail dans les meilleures conditions.

Ces microfilms sont conservés à Salt Lake City (Utah), aux Etats-Unis. Ce travail avait deux principaux objectifs : l’église mormone permettait à ses membres de pouvoir faire baptiser leurs ancêtres français, et les Archives départementales, en France, récupéraient un double de chacun des microfilms. En 50 ans, 80 % de l’état civil métropolitain est microfilmé, et l’accord avec le Ministère de la Culture a été révisé en 1987 et en 2002.

Mais le microfilm ne concerne pas seulement l’état civil…

Un de mes amis m’a un jour demandé de faire quelques recherches à propos du cousin de son grand-père, Louis DAVID. Louis était la personne dont il ne faut pas parler dans la famille, celui qui fascine, celui dont tout le monde a une anecdote à raconter à son propos, mais celui dont finalement on ne sait pas grand-chose.

Mon ami avait déjà commencé les recherches, en collectant des coupures de presse et les témoignages des anciens de sa famille sur les petits délits que Louis avait commis qui l’avait conduit jusqu’au bagne. Ce fut le début de l’enquête.

J’ai commencé par chercher, et trouver, les jugements des tribunaux de Nantes et Saint-Nazaire le concernant. Et à travers cela, la condamnation au bagne en 1938. Louis est parti à Saint-Laurent-du-Maroni avec le dernier bateau, depuis Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime), en novembre 1938.

Mes recherches continuent, car je savais que les dossiers des bagnards étaient conservés aux Archives nationales de l’outre-mer, à Aix. Je ne pouvais pas m’y déplacer, un très chouette monsieur, prénommé Serge, a fait ces recherches pour moi sur place. Il a pu consulter le dossier individuel de Louis DAVID, dont une partie est sur microfilm (petit extrait ci-dessous) !

Upro-G Challenge

Tâche sur un acte

#projet52uprog

En juillet 2015, la maison de ma grand-mère maternelle a brûlé. Le grenier et l’étage ont été complètement détruits.

Dans les décombres, ma grand-mère a sauvé plusieurs choses qui lui étaient chères, qui ont miraculeusement échappé aux flammes : une partie des photos de famille, des livres, une photo d’un de mes ancêtres pendant son service militaire chez les cavaliers.

Elle a également réussi à retrouver une série d’actes notariés concernant la famille de mon grand-père paternel, 25 pour être précise, allant de 1823 à 1971.

Et elle me les a donnés… J’ai découvert leur existence à ce moment-là, j’ignorais que ces actes étaient dans sa maison. Elle n’en avait jamais parlé, sûrement en se disant que cela n’intéresserait personne.

Le choc de l’incendie lui fait voir les choses différemment, et ces actes représentent une partie de la vie de ma branche maternelle. Par les actes notariés, on peut apprendre beaucoup sur le style de vie des gens, leurs biens, leurs pérégrinations.

Je vous raconterai bientôt l’histoire de la branche Fièvre (famille de mon grand-père maternel) à travers le prisme des actes notariés. Ils donnent une autre dimension au récit, car ils parlent très souvent de choses très concrètes, des « terre-à-terre ».

La tâche que vous voyez sur cette quittance de 1868 est due à la suie de l’incendie, et aussi à l’eau des pompiers. Ma grand-mère et ma mère ont eu le réflexe de mettre ces actes à sécher chez mes parents, en les étalant et en les ouvrant, ce qui a sûrement évité le développement de moisissures.

Elles sont un peu des sauveuses d’archives familiales ! Merci à elles !

Quittance de 1868
Upro-G Challenge

Une signature ancienne

#projet52uprog

L’Union professionnelle de généalogistes (l’Upro-G), dont je fais partie, nous propose de participer à un challenge basé sur la diffusion d’une photographie en lien avec un thème imposé.

Cette semaine : « Signature ancienne »

J’ai donc commencé à regarder les actes de ma généalogie. Je dois avouer que jusqu’à aujourd’hui, je faisais assez peu attention aux signatures des actes (à tord, sûrement). Je me suis alors aperçue que la plupart de mes ancêtres (toutes branches confondues ou presque) ne savaient pas signer. Et ce jusque tard dans le XIXe siècle. Je n’ai pas encore étudié précisément les raisons potentielles de cela (tiens, voilà un nouveau sujet d’études !).

Toutefois, j’ai trouvé une exception ! Il s’agit d’un de mes aïeux directs, de ma branche maternelle, Alexandre Grelet, qui signe ici l’acte de naissance de son fils, Louis François, en 1831. Sa signature est franche et directe.

Et de votre côté, quel rapport entretenez-vous avec les signatures que vous pouvez trouver ? Vous font-elles imaginer les caractères de vos ancêtres ?

ChallengeAZ

Z comme Zi End

#ChallengeAZ

Snif… C’est la fin du challenge…

Que retenir pour ma première participation ? Et pour les suivantes ?

Et bien, de l’anticipation !!! Je crois que ça peut aider ! L’année prochaine, je m’y mettrai plus tôt, histoire de rédiger les articles en avance et ne pas être prise par le temps.

Sinon, quelle belle aventure ! J’en retiens que chaque article (ou presque) peut faire l’objet d’un approfondissement et de précisions pour des articles futurs. Et aussi que ce partage est très riche !

La lecture des articles des copains m’a appris beaucoup de choses, drôles, inattendues.

Merci et à bientôt pour de nouvelles aventures !

ChallengeAZ

Y comme Yes !

#ChallengeAZ

Yes ! Hourra ! Génial !

Cet avant-dernier article du Challenge sera consacré à la joie de trouver !!! Et aux petits mots qu’on crie ou murmure, en fonction de l’endroit où on se trouve, au moment où on tombe sur LE bon ancêtre, celui qu’on cherche depuis des lustres, et qu’on a l’impression qu’il n’a jamais existé !

Ces petits mots, ils marchent aussi pour celui qu’on ne cherche pas depuis longtemps.

En fait, je crois que chaque fois qu’on déniche quelque chose ou quelqu’un en généalogie, on est content ! Même si ça ne nous a pas pris 10 ans ! La généalogie a ceci d’agréable qu’elle est faite de tout un tas de petits moments de bonheur, qu’on a envie de partager.

Donc allons-y ! Youhou ! Extra ! Cool ! Youpi !!!

ChallengeAZ

X comme Assistance publique (série X)

#ChallengeAZ

Fouiller dans les archives de l’assistance publique n’est pas évident, émotionnellement parlant.

La grand-mère paternelle de mon conjoint est une enfant de l’assistance publique, une enfant trouvée. Mon beau-père m’a un jour demandé de faire des recherches sur elle, afin d’enfin connaitre son histoire et arrêter d’entendre les « on-dit » de ses frères et sœurs plus âgés.

Les services d’archives départementales ne conservent pas tous les dossiers individuels, ils font un échantillonnage. Mais par chance, les dossiers de la mère de mon beau-père ont été conservés. Elle avait 9 frères et sœurs, ils ont été abandonnés à Nantes.

Dans un dossier d’enfant de l’assistance publique, on trouve tous les renseignements le concernant depuis sa prise en charge jusqu’à sa majorité. Cela passe par sa scolarité, puis son début de vie professionnelle (si l’enfant a été placé chez quelqu’un pour travailler), les soins qui lui ont été apportés, l’argent qu’il a gagné. On trouve également des détails sur les conditions de son abandon.

Ces dossiers donnent une humanité à l’ancêtre concerné, ils peuvent aider à comprendre certaines choses sur eux, comme un comportement, une rigueur, une tristesse. Avant de les consulter, il faut être prêt à se confronter à une réalité parfois difficile.

Inventaire des AD44

ChallengeAZ

W comme Série W (archives contemporaine)

#ChallengeAZ

La série W des Archives départementales regroupe les fonds (versements) contemporains, c’est-à-dire les fonds postérieurs à 1940. Cette série est continue : les versements se voient attribuer un numéro à leur arrivée dans le dépôt, sans que leur thématique ne soit prise en compte. Si bien qu’on peut trouver un versement de la Préfecture à la suite d’un versement du service des Ressources humaines du Conseil départemental.

Cette série a été créée dans un souci de gestion de l’espace dans les dépôts. Il était devenu trop compliqué de provisionner de la place à la suite de chaque série thématique.

Toutefois, pour le chercheur, cette série peut parfois paraitre inaccessible. Les archivistes mettent alors en place des instruments de recherche en ligne pour pouvoir fouiller dans ces fonds (recherche par mot-clé, par cadre de classement, notamment). Car il serait dommage de passer à côté de la série W dans vos recherches, le XXe siècle est tout aussi intéressant que les autres siècles à étudier !

Exemple de résultats avec une recherche en plein texte sur « Tréfimétaux »

ChallengeAZ

V comme Voilà voilà…

#ChallengeAZ

Voilà voilà…

Je sèche ! Je n’arrive pas à trouver d’idée pour la lettre V ! Je me doutais bien que cela allait arriver, surtout en fin de challenge.

Je n’ai pas d’ancêtre dont le prénom commence par V, pas de lieu de vie non plus. A part Vendée ! Mais oui, mais c’est bien sûr !

La Vendée ! Tous les ancêtres (ou presque) viennent de là. Ils n’ont pas beaucoup bougé (de quelques kilomètres seulement pour les plus hardis). Je me demande si c’est pareil pour la plupart des généalogistes. Est-ce que vos ancêtres ont bougé ? Pas du tout ? Un peu ? Certains ?

Aujourd’hui encore, ma famille vit principalement en Vendée, en tout cas pour la génération précédente. Nous sommes quelques-uns de cette génération à s’être « exilés ». Mais en ce qui me concerne, je suis toujours ravie de rentrer !

Et vous ? Quel rapport entretenez-vous avec le lieu où vous êtes nés ?