Challenge Upro-G – Récap du mois d’avril 2025
- Un puits
Pour cette 15e semaine de challenge, le thème était un puits. Bon, j’ai commencé par chercher des puits dans les châteaux, les demeures, et puis j’ai eu un flash ! Un puits de mine ! Et en Vendée (car comme vous avez pu le constater, la plupart de mes posts concernent la Vendée 😁), une mine domine l’activité industrielle : celle de Faymoreau. En vérité, de nombreuses mines ont été creusées au cours des siècles en Vendée. Mais celle de Faymoreau est unique par la conservation exceptionnelle du site. En effet, les corons sont toujours là, la chapelle des ouvriers, l’ancien dortoir des verriers dans lequel se trouve aujourd’hui le musée.
Petite histoire rapide des mines de Faymoreau (j’ai repris les grandes dates citées sur le site internet du Centre minier de Faymoreau : Centre Minier de Faymoreau) :
L’histoire de la mine commence en 1827 avec la découverte de charbon, par hasard, par un sabotier. On se trouve à Marillet, près de Faymoreau. En 1836, “une verrerie est créée pour consommer, sur place, le charbon de faible qualité destiné à alimenter les fours. Elle produit jusqu’à un million de bouteilles pour les régions de Cognac et Bordeaux, des bocaux ainsi que des cloches à jardin. D’autres entreprises consomment le charbon de Faymoreau dans le bassin minier : tuileries, briqueteries, fours à chaux…”.
Le premier coron est bâti en 1840 par la Société des Mines de Faymoreau, société exploitant le charbon, afin d’y loger les mineurs et leurs familles. Progressivement, le site devient une petite ville, avec sa chapelle, des écoles, d’autres corons.
La mine voit de nouveaux débouchés s’offrir à elle par l’arrivée du chemin de fer en 1869. C’est la ligne Angers-Niort qui dessert directement la mine. On voit le tracé exact de la ligne sur différents plans consultables sur le site des Archives de la Vendée.
Le progrès technique continue dans la région avec la construction de la centrale électrique de Faymoreau, en 1922. Grâce à elle, l’électricité est distribuée en sud-Vendée, mais aussi dans une partie des Deux-Sèvres et de la Charente-Maritime.
Malheureusement, les années 1950 sont synonymes de déclin pour la mine. La centrale s’arrête et le charbon s’épuise. La mine ferme définitivement le 28 février 1958, après 130 ans d’activité.
La carte postale suivante représente un des puits de la mine, le puits du Centre. Elle date de 1907, et est cotée 1 Num 1-118-38, et disponible sur le site des Archives départementales de Vendée.
Un petit aperçu de l’étendue des bâtiments liés à la mine, et notamment la verrerie sur ce plan datant de 1835 (c’est un petit extrait du plan, pour en voir l’intégralité, c’est ICI). Il est coté (Fi)-5 M 149-1.
Si vous vous trouvez en Vendée cet été, n’hésitez pas à aller visiter le Centre minier ! C’est un endroit surprenant, où vous apprendrez beaucoup de choses sur l’histoire industrielle de la Vendée.
- Un moulin à vent
Des moulins à vent, il en existe des centaines en Vendée. J’ai voulu faire un focus sur un lieu que j’ai découvert il y a moins d’un an, alors que j’ai grandi tout près (oui, c’est souvent comme ça !).
Il s’agit de la colline aux moulins à Mouilleron-en-Pareds.
La photographie est cotée 176 J 107.
Aujourd’hui, on compte 4 moulins restaurés sur les 8 encore visibles sur la colline. Cette colline, haute de 180 mètres, a accueilli 15 moulins (ils sont visibles sur le cadastre napoléonien de 1834). Pour la petite histoire, les ailes de ces moulins étaient utilisées pour communiquer lors des Guerres de Vendée. Ils ont été entièrement détruits pendant la Révolution, puis reconstruits aux mêmes emplacements.
L’un de ces moulins appartenait à la famille De Lattre de Tassigny, et a été transformé en chapelle par Madame De Lattre de Tassigny à la mémoire de son mari et de son fils.
Je vous mets la localisation : https://maps.app.goo.gl/g7GoBuejUUB8eGZj9
Et je vous mets également le lien pour consulter les autres photographies : c’est ICI !
Bonne visite !
- Un annuaire
Pour cette semaine 18, on change radicalement de thème !
L’annuaire administratif de la Vendée (ici la couverture de son édition de 1865) nous permet, en généalogie et en recherches historiques, d’obtenir tout un tas d’informations sur un lieu, un territoire, des personnalités locales, des commerces, des entreprises. On y trouve même la liste des habitants des villes à partir de l’édition 1907. Ils sont publiés à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, avec une publication parfois interrompue. En Vendée, il paraît d’abord de 1863 à 1868, puis reprend de 1890 à 1926, et enfin de 1939 à 1947.
Un vraie source, à découvrir !
