Trucs et astuces

C’est quoi, un archiviste ?

C’est généralement la question qu’on me pose quand je mentionne mon métier dans une conversation. 

La réaction suivante est : “Ah, tu travailles dans une bibliothèque ou un truc comme ça ?” ou : “Ah, c’est des vieux papiers, ça ?”.

Avec cette image qui apparaît dans la tête de mon interlocuteur : 

Bon, on passe sur les idées reçues ?

Car oui, nous sommes une profession dynamique, jeune, moderne et tournée vers les nouvelles technologies ! 

Notre métier nous oblige à la curiosité, à l’adaptabilité et à ne pas rester sur nos acquis. Notre environnement de travail change constamment, que ce soit l’organisation des services (et donc des interlocuteurs), les méthodes de travail, la dématérialisation, nous devons savoir nous adapter à chaque situation.

Mais finalement, on fait quoi ? 

Pour résumer, nous sommes chargés de la gestion documentaire d’un organisme (public ou privé), c’est-à-dire que nous devons faire en sorte que la masse documentaire (papier et électronique) produite par un organisme soit collectée, conservée, et bien conservée (conditions physiques, intégrité, exactitude des informations) et accessible aux personnes le demandant.

Évidemment, dit comme ça, ça parait nébuleux. 

En quelques phrases, voici le quotidien d’un archiviste : 

  • On bouge des boîtes !
  • On cherche (et trouve) des informations ! 
  • On classe des papiers !
  • On fait des expos !
  • On vide des bureaux ! 
  • On élimine !
  • On accueille des gens, beaucoup de gens !
    • Des particuliers
    • Des professionnels (agents immobiliers, notaires, architectes)
    • Des membres d’associations (Histoire locale)
    • Des scolaires (notamment pour les JEP)
  • On parle de durée d’utilité administrative, de fantôme et de recolement !
  • On inventorie !
  • On rebouge des boîtes !

Quelques exemples de ce qu’un archiviste peut faire dans une semaine : 

  • Aller chercher 40 boîtes au service Ressources humaines. Ouf, on a un chariot !
  • Accueillir trois agents immobiliers et un architecte qui recherchent les plans de la maison sur laquelle ils travaillent. Ouf, on a les permis de construire depuis 1945-1947 (1923 pour la ville de la Baule-Escoublac, où je travaille).
  • Faire une recherche sur l’avion américain tombé en 1943 dans la forêt d’Escoublac, dans le cadre d’une commémoration et de la création d’un parcours historique dans la forêt. Ouf, on a des infos sur le sujet dans nos fonds. Et on active nos réseaux au sein des associations d’histoire locale.
  • Traiter le versement du service Finances. Ouf, ils avaient bien travaillé en amont, on s’y retrouve dans les boîtes. 
  • Intervenir dans une petite commune du territoire qui n’a pas d’archiviste (c’est souvent le cas quand on travaille en agglo), mais qui a quand même des archives. Ouf, on est accueillies de façon adorable par les services !
  • Sélectionner les documents qui seront exposés dans le hall de l’Hôtel de ville à l’occasion de ses 50 ans. Ouf, on les trouve tout de suite, l’inventaire est précis. 
  • Conseiller les Services techniques sur ce qu’ils doivent garder, jeter, trier, dans leurs archives papier et sur leurs arborescences informatiques. 

Ces exemples montrent la diversité des tâches qu’on peut avoir à effectuer. Évidemment, selon les lieux et les services, tous les archivistes ne font pas tout. Quand le service est plus important, les tâches sont plus morcelées. Là où je travaille, on a la chance de toucher à tout (si, si, pour moi, c’est une chance). 

Et cette diversité des tâches demande d’être organisé et méthodique. Et on essaie de l’être ! 

En tout cas, on ne s’ennuie pas !! 

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