Challenge Upro-G – Récap de février 2025
Petit récapitulatif des 4 dernières semaines du challenge photographique proposé par l’Upro-G (association de généalogistes familiaux). Vous y trouverez un peu plus d’informations que dans les posts Instagram, j’espère que ça vous plaira ! Bonne lecture !
- Une halle ferroviaire
Pour cette 6e semaine, j’ai choisi la halle ferroviaire ou halle à marchandises de la gare de Benet, dans le sud de la Vendée. Pour lire l’étude globale faite par le Service de l’inventaire du Patrimoine des Pays-de-Loire, c’est là : https://gertrude.paysdelaloire.fr/dossier/IA85003457
La halle est construite vers 1868, tout au nord des autres bâtiments de la gare.
Les autres bâtiments de l’ensemble (en violet sur le plan ci-dessous) sont la gare en elle-même, un petit abri pour les voyageurs jouxtant la gare (vers le centre du plan), et tout au sud, la maison du garde-barrière.

La gare de Benet est mise en service le 29 décembre 1869, le même jour que celle de la ligne de chemin de fer allant de Niort à Cholet en passant par Bressuire. Cette ligne ferroviaire est gérée par la Compagnie des Chemins de fer d’Orléans.
En 1939, la ligne allant vers Bressuire ferme pour les voyageurs, et en 1971 pour les marchandises. Les voyageurs utilisaient alors un omnibus entre 1940 et 1969.
Aujourd’hui, le bâtiment de la gare de Benet est une habitation.
Voici le descriptif architectural dressé par Yves Guillotin, et consultable sur le site du Service de l’inventaire du patrimoine :
“ Au nord, enfin, un peu à l’écart de la voie ferrée et au bord de la route de Lesson, se dresse l’ancienne halle aux marchandises. Ce grand bâtiment de plan rectangulaire comprend un soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un étage. Il se distingue par ses ouvertures à linteau en arc segmentaire, notamment, côté nord, une large porte charretière encadrée par deux grandes baies. Le toit, en ardoise, forme un auvent côté nord, soutenu par une charpente en bois.”
- Un courrier hospitalier
J’ai déjà évoqué cet ancêtre sur ce blog : Pépé François, qui en réalité s’appelait Georges.
J’ai choisi de le ré-évoquer pour la semaine 7 du challenge, par le courrier attestant de la sortie d’asile de François.
Ce courrier est adressé au Préfet de la Vendée, et rédigé par le Médecin-Directeur de l’asile départemental. Il date du 1er mars 1932.
Voici ce qu’on peut y lire :
“ J’ai l’honneur de vous faire connaitre que M. Giraudet Georges-Louis-François, domicilié au Boupère, admis volontairement comme pensionnaire de 2e classe le 11 juillet 1930, a quitté l’établissement hier, 29 février 1932, sous la conduite de sa femme, se rendant au Boupère “.
Ce courrier marque la fin de presque deux années de traitement d’anxiété et de mélancolie sévère (pour reprendre les mots des rapports médicaux), causés par la Première Guerre mondiale. Toutefois, ce n’est pas la fin des symptômes, François n’est pas guéri. Le restant de sa vie sera ponctué de comportements plus ou moins dangereux pour lui et son entourage (famille et voisins).
- Un costume régional
Au Boupère, en Vendée, sont nés les Joyeux Vendéens, groupe folklorique. En recherchant une illustration d’un costume régional pour la 8e semaine du challenge, je suis tombée sur une série de photographies de ce groupe folklorique, prises en partie au château de la Bonnelière (Saint-Michel-Mont-Mercure, en Vendée).
La photo ci-dessus vient du site Delcampe, mais un ensemble numérisé est également disponible sur le site des Archives de Vendée, sous la cote 1 Num 1-292-130 :
Dans cet ensemble, les vues 2 et 3 sont prises au château de la Bonnelière : dans la cuisine et devant le château. La première vue a été prise, quant à elle, devant la salle de l’Oasis au Boupère. Quant aux deux dernières photographies, je n’ai pas pu identifier le lieu.
Toutefois, ces images nous donnent quelques exemples des costumes régionaux du bocage vendéen.
- Des thermes romains
Quand j’ai vu ce thème, je pensais sincèrement ne pas en trouver en Vendée. Et bien, bien mal m’en a pris, car en 1859, l’abbé Baudry publie une étude sur des vestiges romains découverts sur la commune du Bernard.
Cette étude est publiée dans l’Annuaire départemental de la Société d’Emulation de la Vendée. On la trouve numérisée sur le site des Archives de Vendée.
Dans cette étude, une coupe longitudinale des termes romains nous donne une idée de l’importance de l’installation. Ce plan est dressé par l’architecte M. L. Ballereau. C’est cette image que j’ai sélectionné.
Je ne suis pas une spécialiste de l’Histoire antique, je ne vais donc pas faire ici un descriptif des thermes, elle serait imprécise et certainement fausse. Toutefois, en lisant l’analyse de l’abbé Baudry, on apprend qu’aucun autre site de thermes romains n’a été découvert sur le territoire de la Vendée.
De plus, il nous explique que l’entièreté du site n’a pu être découverte, du fait d’”assez grandes difficultés” (qu’il ne nous explique pas). Malgré cela, il note l’importance du site : il nous dit que les vestiges déjà retrouvés :
La suite de l’article est la description détaillée des éléments composant le site. Je vous invite à suivre le lien pour la dire entièrement.
J’en viens directement à la conclusion de l’étude. Dans l’avant-dernier paragraphe, l’abbé Baudry indique que, selon, lui ces thermes étaient publics :
Le lien vers l’article complet :
